Tous les articles publiés durant le mois de juin 2011

autoroute : Et une de plus !

29 juin 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

La stratégie consistant à vendre de la sécurité à travers une concession autoroutière continue son petit bonhomme de chemin. Après la RN 154 et bien d’autres sections routières c’est au tour de la Route Centre Europe Atlantique qui passe, via ce prétexte, aux mains du privé.

Si le coût de la mise en concessions autoroutière de la RN 154 est estimé à 800 millions d’ €. Cet énième projet est estimé quant à lui à près de 1 milliards d’€ ….

Nous retrouvons bien entendu attaché au chapelet de la sécurité, la litanie habituelle : aménagement rapide, développement des territoires traversés, gratuité pour les locaux, maintien des échangeurs…Bref, à croire qu’il existe une bible de l’autoroute.

Quant aux voix de la raison, elles se perdent, avec le Grenelle de l’environnement, dans le désert car bien entendu dès qu’il s’agit d’entrer dans le dossier (parcours de substitution, financement des collectivités, rapports LOTI, développement ferroviaire…), les réponses se font toujours attendre et bien souvent n’arrivent jamais.

Laurent Bordeau.

Article La gazette des communes du 28/06/2011 :

La Route Centre Europe Atlantique (RCEA), reliant la façade atlantique à Genève, va être mise en concession autoroutière sur près de 200 kilomètres supplémentaires pour « l’amélioration des conditions de sécurité », a annoncé le 28 juin 2011 le ministère de l’Ecologie et des Transports.

Cette décision, concernant l’un des axes les plus meurtriers de France, a été prise à l’issue d’un débat public qui s’est tenu du 4 novembre 2010 au 4 février 2011, visant à l’élargissement de cette artère dans l’Allier et la Saône-et-Loire, selon un texte paru le 28 juin 2011 au Journal officiel.

Plus précisément, la RCEA sera transformée en autoroute payante entre Montmarault et Paray-le-Monial, Paray-le-Monial et Ciry-le-Noble, et Paray-le-Monial et Mâcon, détaille ce texte.

Cela « permettra d’aménager, d’ici 2017, ces 160 km de route en deux fois deux voies afin de garantir aux usagers de meilleures conditions de sécurité, tout en contribuant au développement des territoires traversés », a précisé le ministère dans un communiqué.

A l’heure actuelle, une trentaine de kilomètres seulement – entre Montluçon et Montmarault – sont exploités en concession autoroutière (A71) mais 90% du millier de kilomètres de la RCEA sont en deux fois deux voies, précise-t-on au secrétariat d’Etat aux Transports.

Les travaux d’aménagements de cet axe très fréquenté par les poids lourds (40% du trafic) sont évalués à près d’un milliard d’euros et seront pris en charge « pour l’essentiel » par le concessionnaire, a souligné le ministère.

« En l’absence d’alternative raisonnable pour financer à court terme les aménagements nécessaires, la solution de recourir à la concession est un choix de raison et d’efficacité. Il permet un aménagement rapide de la RCEA tout en maîtrisant la dépense publique », ont déclaré la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et le secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani, cités dans le communiqué.

Dans la région, les réactions ont été diverses.
« Déni de démocratie », « nouvelle sanction » pour ses administrés, « non-sens économique »: Arnaud Montebourg, président PS du conseil général de Saône-et-Loire et farouche opposant à cette évolution, a estimé dans un communiqué que la décision gouvernementale était « injuste et infondée ».

Remettant en cause la légalité de la transformation d’une route nationale en autoroute en l’absence d’itinéraires de substitution, il réunira son assemblée départementale le 11 juillet pour « évoquer les réactions qu’il réserve a cette décision ».

A l’inverse, le président communiste du conseil général de l’Allier, Jean-Paul Dufrègne, a salué « un tournant historique pour la RCEA », en souhaitant la fin de « ce carnage insupportable ».

La RCEA compte parmi les quatre routes les plus meurtrières de France, avec une moyenne annuelle de 20 morts sur les 250 km couvrant l’Allier et la Saône-et-Loire.

La mise à 2X2 voies « va également contribuer à développer nos territoires, qui ont trop longtemps souffert de manque d’aménagement », selon M. Dufrègne, qui pose toutefois comme conditions « la gratuité pour les usages locaux et le maintien des échangeurs ».

EAU : FUITE EN AVANT

28 juin 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Logement / Eau / Agriculture | Aucun commentaire »

Article la gazette des communes du 27/06/2011

60 millions de consommateurs et la fondation France Libertés lancent lundi 27 juin 2011 une opération de marketing viral et un site internet pour sensibiliser les Français aux fuites des canalisations collectives, source de gaspillage de 1,3 milliard de mètres cubes d’eau par an.

« Tous les 5 secondes, 190 000 litres d’eau sont gaspillés. Réagissez ! », indique l’animation promue par le magazine consumériste et l’association. Elle est disponible sur YouTube et sur le site internet www.prixdeleau.fr, où un compteur permet de visualiser en temps réel ce que représentent ces fuites.

Interpeller les élus – Il s’agit de « faire prendre conscience aux consommateurs que, tout particulièrement en ces temps de sécheresse, l’eau est un bien que l’on ne peut plus gaspiller » et les inciter à interpeller leurs élus sur ce sujet, expliquent 60 millions de consommateurs et France Libertés dans un communiqué commun publié lundi 27 juin.

« Ces pertes gigantesques sont un indicateur d’alerte sur l’état du réseau de canalisations en France », mais aussi de « l’absence d’informations fiables sur l’eau », ajoute le communiqué.
Car « personne n’est capable de dire avec précision d’où viennent les fuites. La réalisation d’un inventaire avant la fin 2013 est prévue par la loi Grenelle, mais on attend encore le texte d’application, désormais annoncé pour la fin de l’été », déplorent les deux organismes.

60 millions de consommateurs et France Libertés ont appelé il y a trois mois les Français à participer à une enquête collaborative pour établir « une cartographie complète du prix du service de l’eau », avant l’arrivée à échéance d’ici à 2015 des contrats des 3/4 des communes.

7 500 contributions de particuliers – Le site www.prixdeleau.fr a enregistré « 7 500 contributions de particuliers, preuve de l’intérêt porté par le grand public à cette question », avec une « représentation plus importante de l’habitat individuel », tandis que « dans les logements collectifs, la transparence demeure beaucoup plus difficile ».
Les deux organismes appellent donc « les occupants des immeubles à contribuer à cette grande enquête citoyenne ».

 

Tags :

En Eure et Loir : Le bonheur serait-il dans les golfs ?

13 juin 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Logement / Eau / Agriculture | 2 commentaires »

A lire la presse locale et l’effervescence qui règne au sein de l’agglomération Chartraine autour de la création de non pas un golf mais de deux golfs, l’un situé sur la commune de CHAMPHOL, l’autre situé sur la commune de FONTENAY SUR EURE, nous pouvons légitimement croire qu’effectivement le bonheur est dans la construction de golfs.

Ceci est d’autant plus vrai qu’il existe déjà un golf a à peine deux kilomètres de FONTENAY SUR EURE. Il s’agit du GOLF de SPOIR situé sur la commune de MIGNIERES, soit au total trois golfs !

Si le maire de CHAMPHOL, Monsieur Christian GIGON ne s’est jamais caché de son projet d’implanter sur sa commune, afin de reconvertir un terrain pollué (ancienne base militaire) et non constructible, un golf de 18 trous le secret de polichinelle qui entourait celui du 9 trous de FONTENAY SUR EURE a été, enfin, officiellement dévoilé au grand public qui ne demandait, sans doute, que ça pour mieux vivre !

Ses promoteurs politiques : Messieurs CORNU, GORGES et MASSELUS sont ravis. D’ailleurs, ils ne cachent pas leur plaisir de ce petit tour fait au conseiller général du canton Chartres Nord Est. Quant à la situation de l’exploitant du golf de SPOIR dont le sénateur maire CORNU n’avait tout simplement pas connaissance, il donne une réponse bien alambiquée aux lecteurs : « que le meilleur gagne ! ». Voilà de quoi rassurer sur la volonté de sauvegarder l’emploi et la pérennité d’une entreprise existante !

Les électeurs du canton Chartres Sud Ouest apprécieront la clairvoyance de leur nouveau conseiller général  qui soutient également ce projet. Que pouvons-nous penser d’un homme qui fait fi de l’existant et use de son statut d’élu pour encourager un projet concurrent ?  

Quant aux véritables questions notamment celles relatives à l’emprise foncière sur les terrains agricoles, à la consommation d’eau douce que génèrera cette nouvelle structure, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée. Aux préoccupations sur l’environnement, ces élus tournent tout simplement le dos.

A lire les commentaires du trio sus indiqué, la seule satisfaction est d’avoir ravi la primauté à CHAMPHOL et d’avoir satisfait à une demande, paraît-il, des CSP+, comprenez les catégories sociales supérieures de l’agglomération !

Il existait une concurrence entre départements, entre régions, entre agglomérations, il y a maintenant une concurrence intra-agglomération. Ce dernier exemple s’ajoute à celui de la piscine des Vauroux et, tant pis, pour l’agriculture et les réserves d’eau douce !

Nous apprenons enfin que CHARTRES METROPOLE soutiendrait ce projet…Mais de quelle façon ? d’une simple accolade telle que l’on peut se la faire entre les membres d’une même famille ou financièrement ? Qu’en sera-t-il de la position du conseil général ?

Etrange comportement d’un sénateur, d’un député et d’un conseiller général …

Laurent Bordeau

Création d’une zone 20km/ h à Chartres : une zone de rencontre à developper

06 juin 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Le quartier de la basse ville à CHARTRES s’est doté le 27 mai dernier d’une zone limitée à 20 km/h. La principale innovation est que les piétons, même s’ils sont sur la chaussée, ont la priorité sur tous les  véhicules (vélos, motos, autos). Elle autorise également les cyclistes à emprunter toutes les chaussées mêmes celles à sens unique.

Si cette mesure peut soulever certaines critiques elles incitent les automobilistes, les cyclistes et les piétons à cohabiter. 

Pour notre association, cette initiative va dans le sens du respect, de la solidarité et du mieux vivre. En effet, l’objectif poursuivi est de réorganiser les transports dans la ville dont le monopole est encore aux mains ou plutôt aux roues de l’automobile. C’est autour des transports dits doux tels que le vélo et les transports collectifs que doivent se développer les transports urbains du 21ème siècle. Il s’agit ni plus ni moins que de ré-oxygéner la cité !

AGIR UNIS rappelle que 52 % des déplacements en voiture font moins de 3 kilomètres soit pour un marcheur en forme moins de 15 minutes de temps de trajet. Malgré cette vérité, il est à noter qu’il existe encore des freins. Ainsi les strasbourgeois ont-ils récemment choisi, à une large majorité, de ne pas étendre les zones à 30km/ h.

Avec cette nouvelle zone de 20 km/h aussi appelée zone de rencontre, le commerce de proximité peut profiter de cette évolution à condition qu’existent certains aménagements  tels que des voies piétonnes sécurisées, des parkings / garages à vélos…. . Les commerçants des Portes  Guillaume et Morard (traiteur, boucherie, fleuriste, coiffeur, bar presse/ tabac, pharmacie, restaurants) ont donc tout à gagner.

Toutefois, à l’échelle de l’agglomération, le quartier de la basse ville apparaît comme un îlot au milieu d’un désert. Il serait donc opportun que cette volonté se propage aux 39 communes qui, regroupées au sein du SMEP, composent notre bassin de vie.

Pour ce faire, il existe un outil que plusieurs lois (les lois LOTI, LAURE, SRU) ont formalisé et renforcé. Il s’agit du Plan de Déplacements Urbains (PDU).

Obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, le PDU dont l’autorité organisatrice est le Syndicat Mixte de Transports Urbains du Bassin Chartrain a, comme l’impose la loi, notamment pour objectif la diminution du trafic automobile, le développement des transports collectifs et des moyens de déplacement économes et les moins polluants, l’organisation du stationnement sur la voie publique, la  prise en compte de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, l’amélioration de la qualité de l’air…(Article 28-1 de la L 30.12.1982 modifiée notamment par le Grenelle II)

Une fois la phase de son élaboration terminée, a priori en 2012, il fera l’objet d’une enquête publique où chacun d’entre nous pourra  prendre, entre autres, connaissance de la qualité de son rapport environnemental.

Toutefois, nous nous inquiétons qu’en son absence, des projets d’aménagements tels que ceux du Pôle Gare, du boulevard de la Courtille ou de l’avenue Foch situés à CHARTRES et qui impactent fortement la population, avancent à grands pas. Ces projets ne devraient-ils pas être conditionnés à la lettre du PDU et non, comme aujourd’hui, à son esprit. Pourtant, la municipalité nous assure que ces futurs aménagements sont conformes « à l’élaboration du PDU ». Comment vérifier cette conformité alors qu’il nous est impossible de consulter le projet de celui-ci ?

N’y a-t-il pas là une contradiction pour ne pas dire une incohérence à vouloir mettre la charrue avant les bœufs ? N’y aurait-il pas certaines échéances qui pousseraient certaines personnes à précipiter les évènements afin de se glorifier d’un bilan ? Ou, pire, ces projets ne seraient-ils pas, enfin de compte, en totale contradiction avec les objectifs assignés à un PDU ?

Sur ce point, le projet d’aménagement du développement durable (PADD) indique pour limiter l’évasion périurbaine, page 26, qu’il faut : « développer l’usage des modes alternatifs à la voiture : vélo, marche à pied, transports collectifs ».

Nous nous félicitons d’une telle volonté mais nous nous demandons comment cet objectif sera atteint à CHARTRES alors que l’aménagement de son cœur de ville maintient, avec l’existence des parkings QPARK, la voiture en plein centre ?  D’ailleurs ce même PADD n’avoue-t-il pas quelques lignes plus loin (toujours page 26) qu’« Il faut éviter le report de stationnement du centre-ville vers les secteurs péricentraux, voire périphériques, et proposer une offre centrale satisfaisante » !

En résumé, d’un côté, il faut moins de voitures mais de l’autre, il faut garder les parkings au centre !

S’agissant de l’aménagement urbain et, a fortiori de l’environnement, nous pensons que tout compromis est à proscrire. Nous regrettons que la municipalité de CHARTRES opte pour le « greenwashing » c’est à dire de ne donner qu’un coup de peinture verte sur l’existant au lieu de militer pour une politique véritablement axée sur la modernité. A l’originale, la municipalité préfère le factice.

D’ores et déjà et sans être devin, il n’y aura aucune amélioration de la qualité de l’air. Fort sera de constater que les futurs projets comme celui du POLE GARE, du boulevard de la Courtille, du Boulevard Foch amplifieront la circulation automobile au centre ville. Comment pourrait-il en être autrement alors que tous prévoient la construction de nouveaux parkings !

Chartres coeur de ville se transforme peu à peu en un manège de voitures qui deviendra une des plus grandes attractions à éviter.

Article co-signé par Laurent BORDEAU et Sandra RENDA

Calendrier d'événement

juin 2011
L Ma Me J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930EC

Pour l’abandon du projet autoroutier

petition