Tous les articles publiés durant le mois de novembre 2011

Présidentielle 2012 : RN 154 la réponse de Jean-Luc MELENCHON

18 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans RN 154 : les candidats s'engagent, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Après les réponses de Nathalie ARTHAUD pour Lutte Ouvrière et celle de Nicolas DUPONT AIGNAN pour Debout la République, Agir Unis vous fait part de la réponse de Jean-Luc MELENCHON candidat du Front de Gauche.
Lors des primaires du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche nous avaient répondu Martine AUBRY et Arnaud MONTEBOURG.
Nous précisons qu’à l’issue de cette action, Agir Unis fera le bilan de ces réponses, les mettra en perspective avec le programme politique de chacun des candidat(e)s et des déclarations des un(e)s et des autres afin de débusquer d’éventuelles contradictions. Agir Unis ne mégotera pas.

 

la Porte Guillaume : Faut-il la reconstruire ?

11 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Logement / Eau / Agriculture | 1 commentaire »

Corentin Desmichelle, cosignataire de la lettre ouverte au député maire de Chartres sur la construction du Pôle administratif qui prévoit la destruction d’une partie de la mairie, pose la question : Faut-il reconstruire la Porte Guillaume ?

Le point de vue de Corentin Desmichelle est important car il pose une question bien plus essentielle : Quel avenir nous réservons-nous ?

Laurent Bordeau

la ligne PARIS CHARTRES NOGENT LE MANS ou l’exemple des conséquences de l’ouverture à la concurrence

10 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail | Aucun commentaire »

Depuis des années, à la même saison, la même chanson. Des feuilles mortes qui s’amoncellent, des trains qui patinent, des retards qui se cumulent, des usagers indisposés et pour clôturer la mise au banc de la SNCF. Bref, un « épisode automnale » (comme l’indique les tableaux d’informations de la SNCF en gare de Montparnasse) devenu pour les journalistes un marronnier, donc un article facile à publier et pour les usagers un énième parcours du combattant.

Pourtant ce n’est pas sans compter les efforts de communication déployés par la SNCF chaque année pour nous dire que cette fois-ci, c’est juré, craché, tout ira mieux.

Elagage des arbres, mise en place de filets, « karchérisation » des voies ferrées etc…etc…Le résultat ? Le résultat est que les retards sont toujours bien présents.

Le comble de l’histoire est que l’une des solutions appliquée par la SNCF est de supprimer des trains en réduisant le nombre de wagons pour les trains circulant et en ralentissant les ensembles ferroviaires. Ainsi, en raison d’une immobilisation importante de son parc de matériel roulant et je cite : « …d’importantes chutes de feuilles sur les voies entrainant des disfonctionnements sur notre matériel », la SNCF a été contrainte de mettre pour la journée du 7 novembre un plan de transport adapté sur la ligne Paris Chartres Nogent le Mans qui est, entre parenthèse, la première ligne TER centre avec, à elle seule, 44% du trafic. A ce jour ce plan est toujours d’actualité. Bienvenu dans le 21ème siècle !

La SNCF est tout de même consciente du désagrément procuré. Elle s’en excuse.

Il y a quelques années, cet obstacle à la bonne circulation des usagers pouvait relever d’un cas de force majeure mais en raison de la répétition de cet événement, la responsabilité de la SNCF pourrait être engagée au motif d’un manquement à son « obligation de ponctualité » (article 1147 du code civil) (jurisprudence Affaire CA de PARIS arrêt du 22 septembre 2010). Avis aux usagers lésés !

A titre d’exemple et selon l’association ADULPCM, la journée du 3 novembre a enregistré un retard cumulé de plus de 4heures 10 et 60% de ponctualité. Dite cela à votre employeur, il comprendra, une, deux, voir, peut être, trois fois mais si vous y ajoutez les problèmes de verglas, de neige et autres péripéties qui viendront se cumuler, il commencera certainement à sourciller. Quant à votre retour au sein de votre foyer, munissez-vous, dès votre départ, d’un oreiller et d’une petite laine.

Malgré donc tout ce déploiement de communication et des milliers d’euros dépensés rien y fait, ça patine.

La faute à qui ?

La faute revient-elle à la SNCF ? à SNCF Infra ? A la Direction de la Circulation Ferroviaire (DCF) ? Au Réseau Ferré de France (RFF) ? A la Région Centre ?

Replaçons-nous, tout d’abord, dans le cadre juridique qui est à l’origine de cette organisation qui se met depuis près de vingt ans en place :

Le cadre européen :

La première pierre à ce nouvel édifice juridique a été posée par la directive n°91/440/CE du 29 juillet 1991 relative au développement de chemins de fer communautaires. Pour se faire une idée de la nouvelle orientation politique du transport ferroviaire, il faut lire le troisième considérant de cette directive, page 2.

Il est indiqué, je cite : « considérant que, pour rendre les transports par chemin de fer efficaces et compétitifs par rapport aux autres modes de transport, les États membres doivent garantir aux entreprises ferroviaires un statut d’exploitant indépendant leur permettant de se comporter selon des modalités commerciales et de s’adapter aux nécessités du marché ». La nouvelle philosophie peut se résumer de la façon suivante : le transport ferroviaire doit s’ouvrir à la concurrence et respecter les règles du marché. Chacun d’entre  nous, sait ce que cela veut dire pour le vivre. Un coût plus élevé, un confort moindre. Est-ce que cette tendance n’est-elle réservée qu’aux seuls transports ferroviaires ? Ne retrouvons-nous pas cette « ouverture à la concurrence » dans des services qui furent d’antan publics (postes, EDF, France Telecom, routes…) ?

Pour la petite histoire cette directive a été complétée par deux directives du 19 juin 1995 numérotées 95/18/CE et 95/19/CE, relatives aux licences des entreprises ferroviaires et à la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire (attribution des sillons) et aux redevances d’utilisation de l’infrastructure.

Enfin, cette base juridique a été complétée par trois paquets dits « paquets ferroviaires ».

Le premier paquet du 26 février 2001 est composé de trois directives (2001/12/CE, 2001/13/CE, 2001/14/CE).

Le deuxième paquet du 29 avril 2004 (règlement 2004/881/CE, directives 2004/49, 2004/50 et 2004/51).

Le troisième paquet du 23 octobre 2007 (directive 2007/58/CE, 2007/59/CE, règlement 2007/131/CE).

Ce dernier paquet prévoit notamment d’ouvrir à la concurrence les services ferroviaires internationaux de voyageurs et d’accélérer l’intégration technique et juridique de l’espace ferroviaire européen. * *Par ailleurs, dans la continuité de l’intégration technique du transport ferroviaire, la directive 2008/57/CE du 17 juin 2008 relative à l’interopérabilité du système ferroviaire au sein de la Communauté a refondu en un seul texte les deux directives 2004/50/CE et 96/48/CE

Pour s’appliquer en France, les directives européennes doivent être transposées dans le droit interne par un texte de loi afin de fixer le cadre national.

Le cadre national :

 En France, les lois n° 82-1153 du 30 décembre 1982, n° 97-135 du 13 février 1997, n° 2006-10 du 5 janvier 2006, ont crée les Etablissements Publics à Caractère Industriel et Commercial (EPIC) de la SNCF et du « Réseau Ferré de France » ainsi que l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF). Elles ont également organisé et régulé les transports ferroviaires en créant notamment l’Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (ARAF), autorité administrative indépendante mais dont les membres sont par leur formation et leurs précédentes fonctions emprunts du fameux principe de la concurrence libre et non faussée.

 Dans la foulée, ont été pris les décrets d’applications. Les décrets n°97-444 du 5 mai 1997, n° 97-446 du 5 mai 1997, n°2003-194 du 7 mars 2003, n° 2006-1279 du 19 octobre 2006 et n° 2010-932 du 24 août 2010. Ce dernier décret traitant du transport ferroviaire de voyageurs.

La loi du 13 février 1997, votée par la droite et mise en œuvre sous Jospin a ôté à la SNCF la gestion des infrastructures ferroviaires et l’a confiée à Réseau Ferré de France, crée à cet effet. Ainsi RFF est devenu le maître d’ouvrage. Il doit donc veiller à l’entretien, à la rénovation et au développement du réseau.

Il est à noter que là où le droit communautaire n’imposait qu’une séparation comptable entre gestionnaire d’infrastructure (GI) (Réseau Ferré de France) et entreprises ferroviaires (EF) au nombre de 17 en 2010 (SNCF (Voyages, Fret et Proximités), CFL Cargo, CFR, Colas Rail, ECR, Europorte, Europorte Channel, Eurostar, OSR, SNCB, VFLI, TSO, TPCF, Trenitalia, Lorry Rail, T3M, SMVO), la France a été plus loin.

Le motif hypocrite à cette séparation comptable puis juridique est de garantir un accès équitable et non discriminatoire. Comprenez plutôt qu’il est impérieux de casser la SNCF en fonction de ses activités, aujourd’hui, au nombre de 5 (SNCF Infra, SNCF PROXIMITES, SNCF VOYAGES, SNCF GEODIS, GARES & CONNEXIONS) afin de les ouvrir au fur et à mesure à la concurrence. Il s’agit en quelque sorte de l’organisation d’une vente par appartements.

En séparant ainsi l’infrastructure et l’exploitation ferroviaire, l’union européenne satisfait une demande du MEDEF, de l’OCDE, de l’OMC (dans le cadre de l’AGCS – Accord Général sur le Commerce des Services). Elle est relayée dans les états membres par des gouvernements peu sourcilleux en définitive du service public quoiqu’en disent les partis politiques majoritaires. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Il revient à la SNCF Infra d’entretenir et d’exploiter les infrastructures POUR le compte et SOUS les directives de RFF, dans le cadre d’une convention de gestion et de regénération de l’infrastructure. Il s’agit d’un contrat pluriannuel (2007-2010) négocié entre les deux établissements par lequel RFF rémunère SNCF Infra pour ses missions de « gestionnaire d’infrastructure délégué ».

Mais SNCF Infra n’est plus le seul mandataire ou le seul fournisseur de RFF, il existe désormais quatre structures : SCET (groupe des caisses des dépôts), XELIS (filiale de la RATP et de SYSTRA), SYSTRA (fusion de SOFRERAIL et de SOFRETU branches de la SNCF et de la RATP), SETEC.

C’est le mérite de l’ouverture à la concurrence ou de la règle du saucissonnage ! Plus on est de fou…

Et c’est là où le bas blesse. Pour l’usager seule la SNCF « historique », c’est-à-dire celle qui était à la fois le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et l’entrepreneur des projets, est responsable de ces disfonctionnements répétés.

Aujourd’hui, il faut distinguer le réseau qui est du ressort de RFF et des mandataires sus indiqués. Cette jungle organisée est-elle efficace ?

De l’aveu même de Guillaume PEPY, la « dissociation entre la SNCF qui exploite les lignes, et Réseau Ferré de France (RFF) qui gère les infrastructures, conduit « vers une impasse financière ». Toujours selon Guillaume PEPY : « le duo RFF-SNCF n’a pas crée les conditions d’un pôle français fort et d’une optimisation de la dépense publique ».

Et la région Centre ? ou  Autorités Régulatrices des Transports (OAT) depuis la loi SRU (solidarité renouvellement Urbain) du 13 décembre 2000, les régions peuvent-elles se prémunir de ces dégradations liées à l’infrastructure ?

La réponse est donnée par la Cour des Comptes dans son rapport du 25 novembre 2009 : « Les régions décident du contenu du service public de transport régional de voyageurs et notamment des dessertes, de la tarification, de la qualité du service et de l’information de l’usager. Cette compétence est encadrée par le nécessaire respect des compétences des autres collectivités et par les principes de cohérence et d’unicité du système ferroviaire dont l’Etat est le garant. La SNCF est demeurée l’exploitant unique de ces transports, dans le cadre de conventions signées ».

Obligée de signer une convention qu’avec la SNCF, la région Centre est privée par la loi d’un levier essentiel : Celui de négocier directement avec le responsable de l’infrastructure. Elle a donc les pieds et les mains liés. C’est un peu comme si nous exigerions d’un taxi qu’il nous transporte en 10 minutes d’un point x à un point y, distants de 15 km sans que nous tenions compte de l’état de la route…

Les usagers restent donc exposés aux aléas liés à l’état des voies ferrées ou des sillons qui sont du seul ressort de RFF.

Toutefois, il est à noter que la convention liant la région Centre à la SNCF et qui court jusqu’en 2013 ne prévoit aucune pénalité dans le cas de retards. Il serait certainement judicieux qu’à l’avenir la SNCF, pour qu’elle fasse elle-même pression sur RFF, soit pénalisée.

La situation n’est donc pas si simple et la caricature, relayée le plus souvent par des médias peu soucieux du détail, ne facilite pas la réflexion. Sans aucun doute, l’ouverture du réseau ferré français à la concurrence a accentué la dégradation des conditions de transports des usagers.

Le futur n’inaugure rien de bon avec l’ouverture du TER à la concurrence qui est notamment soutenue par la Fédération Nationale d’usagers de Transports. La Fédération se fonde sur l’exemple allemand alors que chez nos voisins il n’existe pas de séparation entre l’infrastructure et l’exploitation ferroviaire…

L’objectif n’est plus de satisfaire les usagers mais avant tout d’équilibrer les comptes d’exploitations. Le transport ferroviaire français et européen n’est plus piloté par le service public mais par le compte de résultat.

Laurent BORDEAU

 

La démolition de l’hôtel de ville de Chartres en débat

07 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Logement / Eau / Agriculture | Aucun commentaire »

3 architectes, deux urbanistes et un paysagiste ont adressé  à Monsieur le Député Maire de Chartres une lettre ouverte concernant le projet d’un pôle administratif au lieu et place de la mairie.

Agir unis diffuse cette lettre au motif que les points soulevés par ces signataires rejoignent en tout point ceux défendus par notre association. En effet, le respect du cadre de vie donc du patrimoine et de l’environnement est au coeur de notre action.

Enfin, une fois de plus, est dénoncé un manque certain de concertation avec la population.

Agir Unis.

Les signataires :
Jean-François BRIDET, architecte DPLG
Sabine GUITEL, urbaniste
Corentin DESMICHELLE, architecte DPLG
François ROUMET, paysagiste
Yves-Marie BOHEC, architecte DPLG
Jean-Louis GUILLEMINOT, urbaniste

Architectes, urbanistes et citoyens chartrains

Lettre ouverte à Jean-Pierre Gorges,

Député-maire de Chartres

Vous avez annoncé dans la presse locale en fin d’année dernière le souhait de démolir les parties récentes de l’Hôtel de Ville de Chartres au profit d’un équipement plus adapté aux services à la population. La parution le 9 juin dernier d’un avis de concours pour la construction d’un nouvel hôtel de ville confirme cette décision de démolition du bâtiment inauguré en 1960.
Nous sommes étonnés qu’une décision d’aménagement aussi lourde, complexe et définitive n’ait fait l’objet d’aucun débat public ni qu’aucune information préalable n’ait été diffusée pour la justifier au regard des questions architecturale, fonctionnelle, écologique et démocratique que pose une telle opération.

Nos professions font de nous des citoyens attentifs aux questions d’aménagement de notre ville; c’est pourquoi nous vous demandons de suspendre le processus opérationnel pour que soient réunies les conditions d’un débat éclairé préalable à la définition la plus pertinente du projet de réorganisation de la mairie dont nous ne nions pas l’utilité.

En effet la réussite d’un tel projet ne peut faire l’économie d’un examen approfondi au regard des enjeux suivants :

ECOLOGIE
Les enjeux de développement durable (lutte pour la biodiversité, contre les pollutions et le changement climatique) imposent de faire durer les productions humaines et d’en terminer avec l’obsolescence orchestrée par la société de consommation.

La démolition programmée concernerait pour le gros oeuvre 2 200 m3 de béton armé, soit un coût énergétique de production de plus de 4 000 000 de kWh équivalent-pétrole (soit 6 ans de consommation énergétique du futur
bâtiment selon les normes BBC). 500 m² de comblanchien, 175 m² de travertin, 500 m² de parquet en chêne et 683 m² de panneaux de 8cm de pierre de Berchères seront également détruits à cette occasion.

Le béton armé employé par M. Maunoury dans la construction de la partie moderne de la mairie de Chartres a été inventé par Auguste Perret pour défier les siècles. Sauf diagnostic contraire les structures principales de cette partie de l’hôtel de ville ne présentent aujourd’hui aucun désordre et témoigne d’une parfaite solidité. Le bon sens devrait commander de faire évoluer cette superstructure pour l’adapter aux nouvelles exigences de service à la population, de confort et d’efficacité énergétique. Nombre de réalisations récentes (dont la médiathèque du centre ville) ont démontré la capacité de reconversion du patrimoine bâti.

Pour le partage équitable des ressources planétaires le monde du bâtiment ne doit plus jeter, retrancher ou remplacer mais toujours ajouter, transformer, utiliser. Telle est la logique de la biodiversité et du vivant qu’il faut comprendre et intégrer au monde des villes. Ne pas démolir un bâtiment sain c’est la preuve d’un engagement écologique local.

A quoi bon une nouvelle montagne de gravats ? Conserver ou démolir : la charge de la preuve revient à celui qui remplit les poubelles !

ARCHITECTURE et PROGRAMME
La décision de reconstruction a-t’elle été précédée d’études préliminaires démontrant l’incapacité à contenir un nouveau programme dans les structures actuelles ?
Le parking des Halles (certes géré désormais par Q-Park) est certainement suffisamment proche et vaste pour les besoins des usagers et des personnels de la mairie.
Les structures principales du bâtiment de 1960 restent compatibles avec de nombreux usages :
- Rez-de-chaussée accessible de plain-pied depuis la place des Halles
- Structure poteaux-poutres autorisant l’aménagement en « plan libre »
- 2 grandes salles de 500 m² sans appuis intermédiaires
- Ossature autorisant une surélévation de structure légère (bois ou métal)

Un examen approfondi du bâtiment fera également ressortir le soin apporté au dessin et à l’ordonnancement de la façade très institutionnelle de la mairie, de la qualité de ses détails constructifs et de la pertinence de soin implantation et de ses proportions dans la composition générale du quadrilatère de la place des Halles. Certes, les « coutures » avec l’Hôtel Montescot manquent de subtilité mais un projet d’extension-réhabilitation pourrait être une alternative crédible à la reconstruction pour une réponse sur mesure aux dysfonctionnements et aux disgrâces
du site actuel.

HISTOIRE et MEMOIRE
La valeur historique d’une ville comme Chartres réside dans la mise en scène des différents témoins bâtis de l’histoire des hommes. L’hôtel de ville de 1960 constitue l’un des rares témoins de qualité de la reconstruction d’après-guerre (récemment célébrée par l’inscription du centre-ville du Havre au patrimoine mondial de l’UNESCO).

Même si son esthétique ne fait pas aujourd’hui l’unanimité, La perte de ce témoin risquerait de constituer un trou béant dans la fresque historique et architecturale locale, notamment au détriment des générations futures. En 1962 le plan de sauvegarde et de mise en valeur (loi Malraux) de la ville ancienne recensait les bâtiments dignes de conservation. A cette occasion la halle du marché de la place Billard n’avait pas fait l’objet de la moindre mesure de protection au risque de la voir disparaître au gré de la modernisation du quartier. En 50 ans elle a pris valeur historique en même temps que le patrimoine industriel du 19ème siècle s’installait dans la mémoire affective du public. Le bâtiment de la place des Halles mérite également cette chance, d’autant qu’il donne à voir la parfaite exécution des savoir-faire propre à son époque :
- Modénatures de béton aux coffrages très soignés
- Parements de façades en pierres de Berchères
- Usage pour les parties visibles de béton blanc de Berchères (avec agrégats locaux)

DEMOCRATIE
L’évolution logique de la démocratie de proximité demande d’accentuer toutes les procédures de consultation directe, notamment pour les grandes décisions d’aménagement collectif.
A ce titre l’hôtel de ville est exemplaire ; la démolition de la maison du peuple, symbole par excellence de la mémoire collective locale, devrait pour le moins passer par la consultation ou l’information préalable de ses copropriétaires que sont tous les chartrains. En effet, à la différence des projets d’autres projets comme la médiathèque ou l’aménagement des boulevards qui ont concrétisé un programme électoral, la démolition de l’hôtel de ville n’a pas bénéficié de la légitimité des urnes.

Notre souci légitime de contribuables et de citoyens, associé à notre devoir déontologique de vigilance face aux questions d’aménagement du cadre de vie nous poussent à vous demander un moratoire sur le projet de démolition et l’organisation d’un débat préalable indispensable à la prise de décisions irréversibles.

à Chartres le 21 septembre 2011

solidarité avec les opposants à l’aéroport Notre Dame des Landes à CHAMPHOL 20H

06 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

L’association Agir Unis sera présente jeudi 10 novembre à la salle Jean Moulin à CHAMPHOL pour soutenir le collectif des Opposants à l’aéroport Notre Dame des Landes.

En effet, il nous paraît évident qu’existe un parallèle entre la mise en concession autroutière de la RN 154/ RN 12 et ce projet.

Tous les deux défendent une vision conservatrice de l’aménagement du territoire qui ne prend en aucune façon compte de l’impact sur le milieu naturel et agricole sans compter leurs conséquences sur les finances publics. A ces projets existent des solutions alternatives qui ont été tout simplement écartées par les pouvoirs publics qui, force est de constater, ne défendent plus l’intérêt général mais l’intérêt particulier.

Agir Unis demande aux citoyens qui se sont mobilisés contre la mise en concession autoroutière de la RN 154 de venir, nombreux, apporter leur soutient au collectif des opposants qui depuis le 6 novembre « monte » en vélo et en tracteur à PARIS.

Ce collectif au combien courageux partira de NOGENT LE ROTROU à 9H. Une vigie citoyenne est programmée à 15heures Place des Epars à CHARTRES. Enfin, un repas/ débat se tiendra Salle Jean Moulin à CHAMPHOL 20H.

Toutes et tous sommes directement concernés par ce combat. Ne nous trompons pas, ce projet tout comme celui de la mise en concession autoroutière de la RN 154 participe à la privatisation du domaine public. il ne s’agit pas d’un mouvement isolé mais d’un mouvement européen et mondial.

Si nous ne sommes pas solidaires du collectif des Opposants, il est vain mes amis de prétendre défendre les services publics et l’environnement.

Pour Agir Unis, Laurent Bordeau

 

 

TRACTO VELO en Eure et Loir les 10&11 novembre

03 novembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

 

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