Articles marqués ‘fukushima’

l’AVERN organise un débat sur le nucléaire le 19 octobre

30 septembre 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

TCHERNOBYL : 25 ans Bougeons-nous !

03 avril 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

FUKUSHIMA : « J’aimerais lancer un appel au monde: nous avons besoin d’aide »

18 mars 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Evénements, Le rail, Logement / Eau / Agriculture, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Ce serait un euphémisme que de dire que la France est la patrie du nucléaire. Avec ses 58 réacteurs répartis sur son territoire nous sommes pris dans une véritable nasse et je ne compte pas les zones de stockage, les zones militaires, les laboratoires.

Aussi nous ne pouvons qu’être intimement touchés par cet appel à l’aide, que le titre de cet article reprend et qui a été lancé par Monsieur Masao Hara, maire de la petite ville de Koriyama située à 50 km de Fukushima.

Car bien que située à près de 10 000 kilomètres de notre pays, la peur, perceptible et contagieuse, arrive, malgré tout, jusqu’à nous. Si certains la juge irrationnelle, d’autres pensent qu’elle traduit une véritable prise de conscience de l’opinion publique sur le risque nucléaire.

Touché de plein fouet par une catastrophe naturelle sans précédent puis par une catastrophe nucléaire, le Japon a basculé, en quelques heures, dans la torpeur.

En moins d’une semaine, c’est tout simplement la troisième puissance mondiale, dont les bourses relayent le malheur, qui se retrouve paralysée pour ne pas dire à genoux.

Le bilan des pertes humaines ne cessent de s’alourdir. Des morts par milliers et une poignée d’êtres humains qui se sacrifient pour sauver ce qui peut encore l’être.

Le constat est accablant. Même le commissaire européen à l’Energie, Monsieur Günther Oettinger ne peut que constater  son impuissance devant cette situation. En effet, lorsqu’il la qualifie « d’apocalypse » et précise que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui compte 6 réacteurs, « n’est plus sous contrôle », nous sommes loin des premiers propos tenus par le gouvernement français qui se voulaient rassurants comme au bon vieux temps de Tchernobyl dont on pleurera, le mois prochain, les 25 ans.

Car, vous l’avez sans doute compris, c’est moins la catastrophe naturelle qui nous préoccupe que la catastrophe nucléaire. Si la première est liée à des conditions naturelles, la seconde est directement imputable à l’homme.

Il est plus que temps que ceux qui ne veulent pas encore regarder la réalité en face prennent conscience de la situation et agissent en conséquence. Mais le veulent-ils ? A écouter les critiques adressés aux écologistes, j’en doute.  Présentés dans les années 70 comme des agitateurs, aucune personne de bon aloi ne peut, aujourd’hui, les qualifier de menteurs ou d’opportunistes. Les écologistes ont eu raison de dénoncer en son temps cette énergie et ont raison de continuer à tirer la sonnette d’alarme pour éviter que l’humanité tout entière ne déraille.

En revanche, il me paraît totalement déplacer que des hommes politiques dits de gauche rejoignent sur ce point le parti majoritaire et traitent d’indécents des propos qui ne font qu’exprimer une position longtemps arrêtée et partagée. D’ailleurs Sarkozy ne se gêne-t-il pas pour rappeler sa position pro-nucléaire et de vanter la solidité de notre parc nucléaire alors qu’une enquête récente démontre la faiblesse des groupes électrogènes de secours présents sur 19 réacteurs ! L’indécence n’est-elle pas de ce côté ?

N’en déplaise aussi à Anne LAUVERGEON – V.R.P des EPR qui, opportuniste, n’hésite pas à vendre ses guimbardes alors que des réacteurs continuent de projeter des particules hautement radioactives dans l’atmosphère.

Le nucléaire n’est pas une énergie propre et encore moins une énergie sûre et pleine d’avenir comme le soutient un autre illuminé : Claude ALLEGRE. Three Mile Island, Tchernobyl et, aujourd’hui, Fukushima Daiichi prouvent qu’au moindre accident sérieux c’est l’anéantissement immédiat, pour des dizaines voir des centaines d’années, de toute vie, du moins humaine, dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Que dire également des effets des retombées radioactives et des conséquences sur la santé publique sur le moyen et le long termes.

Si nous sommes d’accords sur ce point, arrêtons donc de jouer au « trompe-la-mort ». Il est de la responsabilité des gouvernants de nous sortir de cette impasse où la France s’est engagée depuis près de 60 ans. Car si le coût du démantèlement des centrales et celui du stockage des matières radioactives pèseront lourd sur le budget de la nation, au moins ne supportera-t-elle pas le prix d’une catastrophe dont nous voyons, chaque jour, les effets dramatiques et encore mal évalués qui hypothèquent l’avenir d’un pays tout entier.

Aujourd’hui, la priorité est de libérer, au plus vite, nos pieds de ces 16 entraves que sont les plus anciens réacteurs français et de planifier, sur les 25 prochaines années, notre sortie du nucléaire. La tâche est d’autant plus immense que la France est addicte à l’uranium.

Quant à notre indépendance énergétique, qui justifierait une telle politique,  elle est toute relative. Les réserves d’uranium, que la France via COGEMA exploite et importe (Niger, Gabon…), ne sont pas extensibles à l’infini et je ne parle pas des accords politico-financiers inhérents à ce type de marché, sujet qui, à lui seul, mériterait que nous nous y attardions. Je ne peux que vous inviter à lire, à ce titre, les enquêtes de Dominique LORENTZ, publiées aux Editions des Arènes. De plus, que vaut cette indépendance quand les ¾ de notre électricité est produite par le seul nucléaire. La raison n’aurait-elle pas voulu que nous diversifions notre production comme d’autres diversifient leurs placements ou mieux leur agriculture ou, selon l’expression populaire, « ne mettent pas les œufs dans le même panier »?

Le bon sens, malheureusement, est chose rare chez nos politiques. Chose d’autant plus rare qu’il est, dans le modèle économique dominant, exclu. C’est un fait, l’économie capitaliste parce qu’elle concentre les richesses produites sur une minorité qui en jouit, impose à ses agents une course de vitesse dont l’arrivée est marquée par « le toujours plus pour soi ». Les conséquences sur la préservation des ressources naturelles et l’intérêt général, nous les connaissons pour les vivre, sont désastreuses.

Le défi du changement, si il est immense, n’en reste pas moins exaltant. Comment peut-il en être autrement lorsqu’il s’agit de réorienter l’économie de tout un pays vers des modes de production respectueux de l’environnement et vers la satisfaction du plus grand nombre.

Les réformes juridiques, économiques, sociales seront nécessairement à l’origine de cette mutation.

Pour l’heure et à l’initiative de 41 organisations nationales, sont organisés, à travers la France, des rassemblements en solidarité avec le peuple Japonais. http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/affichage-actions.php

A Chartres, un rassemblement est prévu Place des Epars ce dimanche à 15heures.

Intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet sur les retombées radioactives en France

16 mars 2011 | Par Laurent Bordeau classé dans Le rail, Logement / Eau / Agriculture | Aucun commentaire »


NUCLEAIRE : Intervention de Mme Nathalie… par laurentbordeau

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