Articles marqués ‘péage’

RN 154 : Les vrais chiffres du trafic

02 janvier 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 3 commentaires »

Les chiffres relatifs au trafic routier de la RN 154 sont tombés. Inutile de tourner autour du pot, la congestion que les goudronneurs appelaient de leurs voeux pour justifier la construction d’une autoroute, n’existe pas. (trafic)

Les centaines de véhicules qui devaient se déverser sur la RN 154 à l’ouverture de l’A19, en juin 2009, se font encore attendre. Même de façon partielle, le rush tant attendu n’est pas venu. Pourtant dans la contribution du SCOT, page 4, nous pouvions lire, je cite :  : « Son ouverture en juin 2009, va générer un flux d’au moins 10 000 véhicules supplémentaires qui vont se retrouver partiellement sur la RN 154 ou sur d’autres voies secondaires ». De façon plus précise, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de Nantes (CETE) avait même calculé que, dès son ouverture, l’A19 apporterait entre 300 et 600 véhicules légers et entre 200 et 300 poids lourds chaque jour sur la RN154, soit une augmentation de 5 % du trafic sur le territoire du Pays (A10-Allaines –Chartres-A11). Au lieu d’une augmentation, il y a, sur cette portion, une diminution !

Comme la démagogie n’a pas de limite, un intervenant, lors de la réunion du Pays de Beauce du 21 octobre 2009 à Voves, avait même précisé que l’ouverture du Pont de Millau avait eu une incidence forte sur le trafic de la RN 154…au motif qu’ « il (le pont) a ouvert la voie aux transporteurs du Sud de la France et de l’Europe (Espagne), qui profitent de l’autoroute A71 entre Clermont-Ferrand et Orléans, pour se rabattre ensuite vers les ports de Normandie en passant par la RN154 ».

Si nous pouvons, dans certains exemples, donner crédit à l’effet papillon, ici le lépidoptère a perdu tout bonnement ses ailes.

Pour agir unis Laurent Bordeau

RN 154 : Le fuseau retenu

21 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 1 commentaire »

RN 154 : Nous connaissons les options retenues par le maître d’ouvrage

20 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 4 commentaires »

Après une concertation dont le but n’était que de préserver un semblant de démocratie participative, le secret de polichinelle est, enfin, levé. Secret d’ailleurs non pas levé par le maître d’ouvrage dont le site internet est, à cet instant, toujours aussi endormi mais par l’Echo républicain. Dans le cadre de la mise en concession autoroutière de la RN 154/ RN 12, le maître d’ouvrage vient d’arrêter sa décision quant au choix du fuseau préférentiel. Inutile de vous faire languir, pour ce qui concerne le bassin Chartrain, il s’agit du tracé Est rapproché.

Faut-il s’apesantir sur cette nouvelle qui n’en est pas une ? Pour Agir unis, la situation reste inchangée que le fuseau passe à l’ouest, à l’est, au sud ou au nord peu nous importait. Pour nous, la seule solution qui vaille est l’aménagement de l’existant, le développement du transport ferroviaire, le développement du transport en commun dans les agglomérations chartraine et drouaise.

Si le maître d’ouvrage poursuit sa feuille de route, nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin. Infatigables, nous le serons car finalement il ne fait aucun doute que nous remporterons cette bataille non pas la bataille contre l’autoroute mais celle d’un autre développement moderne, humain et garant des intérêts des habitants.

Nous nous adressons aux habitants qui seront directement impactés par le tracé et leur demandons d’adhérer à nos côtés pour nous renforcer et agir efficacement. 

 Pour Agir unis Laurent Bordeau

Annonce : A65 cherche désespérement véhicules

19 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 2 commentaires »

Deux ans ! Deux ans que l’autoroute Pau-Langon (A65) existe, deux ans que le concessionnaire A’liénor cherche désespérément un trafic à la hauteur de ses objectifs.
Avec le titre de l’autoroute la plus chère de France (20.70 € pour 150 km), l’A65 peine à attirer le client. Les prévisions sont loin d’être atteintes. Il manque, en effet, près de 2 000 véhicules jours (objectif initial : 7 660 v./ j, réalité : 5 700 v./ j).
Les associations sont, bien entendu, dépitées tant elles avaient raison sur toute la ligne. Pire, en cas de faillite, l’état et les collectivités devront se substituer au concessionnaire et régler la note. Même si le déficit s’élève à près de 34 millions d’€/ an, ce scénario catastrophe n’est, paraît-il, pas encore d’actualité. Retenons toutefois que le coût de ce gâchis s’élève à 1.3 milliards d’€ !
Du côté du concessionnaire, le ton est plutôt apaisé du moins l’est-il en façade. Pour lui, ces piètres chiffres seraient liés à la crise et pense qu’une amélioration devrait intervenir dans les 10 ans. A’liénor s’en remettrait au Saint-Esprit qu’il ne s’y prendrait pas autrement. D’ailleurs, gonflé d’optimisme, il a décidé d’offrir, dès 2013, une  augmentation de 3% !
Bien entendu, nous ne pouvons faire qu’un parallèle avec le projet de la mise en concession autoroutière des RN 154 / 12 pour lequel les chiffres du trafic stagne.
Souvenons-nous, n’avons-nous pas entendu tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi concernant le trafic ? Certains bonimenteurs n’avaient-ils pas soutenu mordicus que nous serions avec l’ouverture de l’A 19 à la queue leu leu sur la RN 154 ?
Au fur et à mesure que le temps passe les arguments du maître d’ouvrage se fragilisent. A la lumière de nos arguments, ils perdent toute crédibilité.
Piètre démocratie participative ! Tout ceci n’est qu’une pauvre mascarade dont les eurélien(ne)s sont les principales victimes.

Eure et Loir : 500 hectares de terres cultivables disparaissent tous les ans

10 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

C’est le journal l’Echo républicain de ce jour qui affiche ce chiffre au combien révélateur d’une tendance qui ne semble pas s’infléchir (lire l’article).

Selon le quotidien départemental,  500 hectares de terres cultivables disparaissent tous les ans en Eure et Loir. Si ce chiffre  profite aux spéculateurs fonciers en raison de l’augmentation des prix des terres agricoles et des terrains constructibles, il ne peut qu’inquiéter ceux qui, comme nous, réfléchissent à la pérennité et au développement de notre agriculture.

En effet, à l’heure de tensions palpables sur les marchés, à l’heure de la mondialisation, à l’heure du réchauffement climatique, à l’heure de la raréfaction des ressources en eau douce, la question de la disparition des terres cultivables est déterminante pour l’indépendance alimentaire de notre pays et pour les débouchés de nos agriculteurs.

A ce titre, le projet de la concession autoroutière de la RN 154 est révélateur de cette prédation puisque nous savons, toutes et tous, que chaque kilomètre d’une autoroute coute, en moyenne, entre 10 à 12 ha de terres cultivables (et non 100 ha comme le mentionne le quotidien).

Monsieur Philippe LIROCHON, président de la Chambre d’Agriculture d’Eure et Loir, tout comme les Jeunes Agriculeurs s’en sont d’ailleurs inquiétés. A ce titre, Monsieur LIROCHON a indiqué à la DREAL qu’il est préférable d’aménager cet axe en une simple 2 X 2 voies.

Certains feront remarquer que la différence entre une 2×2 voies et une autoroute est subtile.

Nous sommes d’accords sauf à considérer que la nécessité, dans l’hypothèse d’une autoroute,  d’aménager des aires de repos, de créer des barrières de péage, de reconfigurer des kilomètres de voies de substitutions, de construire de nouveaux ronds points participe à l’accroissement des surfaces bitumées.

La position de cette chambre consulaire, par la voix de son président, va donc dans le bon sens même si, pour notre association, il est important d’aménager, d’abord, l’existant et de doter notre département d’un axe ferroviaire en capacité à relier celui, en cours d’élaboration, dénommé  Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) qui permettrait d’offrir aux agriculteurs Euréliens de nouveaux débouchés et de permettre, à notre département  et à ses acteurs économiques, de se doter d’un accès aux ports séquaniens (Le Havre, Rouen et Paris) a fortiori si la plateforme multimodale d’ARTENAY-POUPRY voit le jour.

En se contentant d’une solution passéiste, révolue, plus en phase avec le monde moderne, notre département ne manque-t-il pas, là, une occasion de se doter des outils de son développement ?

Nous le pensons et le regrettons.

Pour Agir Unis Laurent Bordeau

RN 154/ 12 : une commune oubliée : SOURS

28 novembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN 154 : les candidats s'engagent, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Si le projet autoroutier est sur les rails depuis la décision du ministre BORLOO du 25 juin 2010, beaucoup trop d’habitants ne sont pas au fait du risque du passage de l’autoroute près de chez eux. Les dires du maître d’ouvrage sur les moyens déployés à ce propos ne changent rien aux faits.

Au regard de l’inquiétude grandissante de ces populations, notre association compte dresser pour certaines communes affectées par le « tracé Est rapproché », un tableau des impacts de l’infrastructure envisagée et ce, dans la mesure de ses capacités et de ses moyens.

Le fait que notre travail se cantonne au seul « tracé Est rapproché » tient au fait que nous considérons que même si plusieurs options sont proposées pour le contournement de l’agglomération Chartraine, nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une stratégie pour satisfaire aux seules exigences de la loi et que les jeux, quant au choix définitif, sont, depuis longtemps, faits. Pour preuve, les décisions du SCOT, du conseil communautaire de Chartres Métropole, du conseil général d’Eure-et-Loir.   

La première commune traitée est celle de SOURS pour laquelle ses représentants au conseil communautaire de CHARTRES METROPOLE, Messieurs Claude Joseph et Philippe Pelard ont été les seuls à s’abstenir lors du vote du 22 octobre dernier relatif au choix du tracé autoroutier. Il est à noter que deux options de tracé proposées, impactent le territoire de Sours.

Si notre travail peut les convaincre du mal fondé d’un tel projet, nous aurons alors accompli notre mission. Tout autant, nous espérons convaincre les habitants du bien fondé de notre action.

Commune d’environ 1 900 habitants, Sours est situé au Sud-Est de la ville de Chartres. Traversée par un affluent de l’Eure d’environ 16 km, dénommé la Roguenette qui rejoint l’Eure à St-Prest et passant, notamment, par Gasville-Oisème, autres communes touchées par ce projet, la commune de Sours est un ilot au milieu des Champs Beaucerons (90% de son territoire qui compte 3 315 ha sont, en effet,  composés de terres agricoles).

Distante de la ville préfecture d’environ 10 km avec laquelle elle est reliée par la route départementale 939, la commune de Sours peut être qualifiée de village paisible, accessible et situé à moins d’une heure de Paris. L’utile rejoint, ici, l’agréable.

Deux options de tracé affectent Sours : 

. L’une passe à l’Ouest. Elle correspond au « Tracé Est rapproché »

. L’autre passe à l’Est. Elle correspond au « Tracé Est éloigné ».

Quelque soit le choix qui sera arrêté, Sours connaîtra, dans quelques années, un changement radical.

Nous avons voulu, tout d’abord, recenser les éléments qui caractérisent ce territoire. Vous lirez que celui-ci, à l’image de la France, est riche et mérite que l’on s’y attarde avant que les pelleteuses et le bitume ne condamnent à jamais des dizaines pour ne pas dire des centaines d’hectares de terres cultivables, des kilomètres de chemins de randonnée qui font, les unes et les autres, le plaisir de randonneurs, de cyclistes, de coureurs ou d’autres amoureux de la nature. 

« Option Est éloigné » passant à l’Est de Sours  : Notre association a recensé :

. Zones habitées :

Les Hameaux de Génerville et de Chandres situées au Nord-Est,

. Zones boisées :

Bois de Godelot (axe de la RD 136.2), bois situés aux lieux dits Les Sablons, Les Trembles (entre Génerville et Chandres), le Buisson Tourne-Fusée avec son lac,

. Sites historiques :

La Commanderie, haut lieu de l’ordre des Templiers,

La Chapelle Saint-Jean-Baptiste à Génerville, élevé à l’origine sur un site antique de la période romaine,

Le Chemin de St Mathurin (ancienne voie romaine),

Le Château de L’Aval situé au Nord-Est de la commune de Sours (affecté tant par le Tracé Est approché que par le Tracé Est éloigné).

Notons qu’au sud de Génerville le territoire de Sours comptait, au XVIIIème siècle, trois moulins à vents, aujourd’hui, disparus.

. Un château d’eau : RD 28 « Le Moulin » (reliant Sours à Génerville),

. Une station de pompage : D 136.2 – rue Parmentier, 

. Rivière, cours d’eau : « La Roguenette » sus indiquée dont les crues peuvent être importantes et qui permet à plusieurs espèces animales de venir s’abreuver, le Ruisseau de Génerville. 

 « Option Est rapproché » passant à l’Ouest de Sours : Notre association a recensé :

. Zones habitées :

Les hameaux de La Saussaye et de Brétigny,

. Zones boisées :

Les bois aux Mouches, d’Albert, d’Arrêt, Parisien qui longent la RN 154, bois des Grands Près, Bois de Fonteny,  Bois de la Garenne (au sud du hameau de Brétigny),

. Site historique :

Monument du traité de Brétigny – intersection de la D 939 et de la rue du Traité au sud de Brétigny 

. Deux stations de pompages situés au sein du Hameau de Brétigny et près du Lycée agricole sus indiqué,

. Une station d’épuration située au nord du Lycée agricole,

. Lycée agricole du même nom,

Ce travail de recensement serait incomplet si nous ne précisions pas que le territoire de Sours compte plus de 30 entreprises et une vingtaine d’associations.

Pour les sociétés, il s’agit essentiellement de PME/TPE. Nous pouvons citer la microbrasserie de Chandres qui commercialise notamment l’Eurélienne, l’Intermarché crée il n’y a que quelques années, une entreprise de bâtiments et de travaux publics (SOGEA), les industries SARL Biezanek Noyautage et SETAP COLOR’S ainsi que des entreprises de maçonnerie, des artisans (ébéniste, coiffeurs/ esthétiques), des commerçants….

Quant aux associations, ancrées dans la vie de leur commune, elles participent sans conteste à la vie du territoire et à son dynamisme.

L’arrivée d’une autoroute sera pour ce milieu et ses acteurs une catastrophe. Ainsi :

Sur le plan agricole :

L’autoroute aura un impact considérable. Entre 10 et 12 ha  de terres agricoles seront, par kilomètres, anéanties. Ajoutons-y les ouvrages d’arts nécessaires à la circulation de la population, le réaménagement de certaines voies et nous avons, là, tous les signes d’une « bitumisation» d’un cadre de vie.

Si certains y voient un avantage notamment en ce qui concerne le remembrement des terres agricoles que proposent ces mêmes personnes en ce qui concerne les liaisons Est / Ouest ? Le passage d’une autoroute traversant tout un territoire ne sera-t-il pas synonyme d’une fracture territoriale ? Quels aménagements envisagent-elles pour résoudre ce point ?

De plus, s’agissant de l’irrigation, les infrastructures ne devront-elles pas être réaménagées ? Qui paiera ? A quelle hauteur ?  Nous doutons qu’elles soient prises dans leur intégralité en charge par le Maître d’ouvrage.

Sur l’environnement des habitants :

L’autoroute influencera les prix de l’immobilier.  Nul doute que la tendance sera à la baisse. Qui peut raisonnablement rêver d’habiter près d’une autoroute ? Quant à la santé, nous savons maintenant que les particules recrachées par les véhicules sont, pour la santé humaine, synonyme de troubles lourds. Là aussi le silence est d’or et le maître d’ouvrage se garde bien de communiquer sur ces risques.

Sur le plan hydrologique :

L’autoroute polluera les ressources en eau. De façon générale, la vulnérabilité des eaux souterraines est, sur ce secteur, très forte. A ce titre, le maître d’ouvrage reconnaît même l’existence de plusieurs périmètres de protections rapprochés et éloignés.

Toutes et tous, nous savons que l’eau est une ressource rare, nous savons également que la géologie spécifique du terrain fragilise cette ressource vitale. Quels seront les impacts d’une autoroute sur cet élément ?  Quels seront les aménagements pour y pallier ?

Sur le plan économique :

L’autoroute étouffera la vie économique. Quelle sera l’incidence de cet aménagement sur la vie économique de ce bassin de vie ? En exemple, nous pouvons citer l’image de « l’Eurélienne », produit d’un terroir. Avec l’autoroute celle-ci ne sera-t-elle pas affectée ?

Quid des entreprises, des artisans, des commerçants ? Ont-ils correctement été informés ? Voir entendus ?  Ont-ils des exigences particulières pour assurer la pérennisation de leur activité ?

A l’ensemble de ces questions et au regard de l’inquiétude des Sourséens et Sourséennes, nous pouvons sans trop nous tromper dire que beaucoup trop de pans de l’aménagement autoroutier, de ses implications financières sont inconnus de la population et du conseil municipal. Pourtant, le maire de Sours dans son éditorial du 16 avril 2010 paru dans le Bulletin Municipal d’Information « Sours l’Epi Beauceron » avait, il y a plus deux ans, conscience des enjeux. Je cite :

« Dans un cadre plus général, toujours en rapport avec la sécurité, se pose la question relative à la RN154. À l’heure actuelle la Commission particulière de débat public a terminé des consultations et se livre à des travaux de synthèse. Rien n’est décidé tous sont d’accord pour améliorer l’existant mais comment et de quelle manière ? Solution en 2 fois 2 voies financée avec des fonds publics ou solution autoroutière en partie payante ? Les divergences subsistent. Il faut être conscient que la décision finale sera prise par le Ministère de l’équipement au nom de l’intérêt national, la commission ayant un rôle consultatif. La sécurité ne sera pas le seul critère retenu pour le choix final. Il est certain que le contournement Est de Chartres est plus que nécessaire et que Sours est directement concerné car le tracé entre Brétigny et La Saussaye semble toujours de mise. Souhaitons que la réalisation de cet axe nouveau soit rapide, la RN 154 reste une route dangereuse que certains hésitent à franchir ou à emprunter… »

Alors que Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Sours est en cours d’élaboration, qu’un projet de construction d’une école maternelle, d’une restauration scolaire et d’un centre de Loisirs sans hébergement est également sur les voies de la réalisation, Sours est au croisement des chemins.

Il lui appartient de se mobiliser pour que la direction empruntée soit tout sauf celui d’un bassin de vie défiguré par le passage d’une autoroute. Pour ce faire, notre association se tient à la disposition de celles et ceux qui pensent, comme nous, qu’il est nécessaire d’aménager le tronçon sud en 2×2 voies sur fonds publics, d’aménager le carrefour de Berchères-les-Pierres, de travailler au contournement de la commune de Gellainville à l’instar des communes d’Ymonville, de Prunay-Le-Gillon et d’Allonnes.

Nous ne pensons pas que c’est à l’usager de payer pour une structure qu’il a déjà payé pour partie et qu’il repairera une seconde fois en tant qu’usager et contribuable et ce, pour la joie du concessionnaire Vinci ou autres.

Pour Agir Unis Laurent Bordeau

RN 154/ RN 12 : L’alternative au tout routier existe

23 novembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Le 15 novembre dernier, notre association adressait une contribution à Monsieur Ronan DANTEC, rapporteur budgétaire sur transports routiers. Nous vous faisons part du contenu de notre courrier :

RN 154/ RN 12 : voici ce qu’il advient lorsqu’une collectivité se prononce pour une autoroute

07 novembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Nous savons qu’en ce qui concerne la mise en concession autoroutière de la RN 154/ RN 12, les collectivités locales (les agglomérations Chartraine et Drouaise) seront appelées à verser au pot autoroutier quelques millions de subsides pour faire tourner la boutique du concessionnaire.

A titre d’exemple, nous pouvons citer l’agglomération Orléanaise qui, pour permettre aux usagers locaux d’emprunter l’autoroute traversant son territoire, verse une subvention au concessionnaire.

Hors, l’agglomération orléanaise a décidé de réduire cette aide de 50%. Depuis près de 17 ans, 6000 usagers bénéficiaient ainsi d’une réduction de 80 %. Au 1er janvier 2013, elle sera divisée par 2.

Mais les voies des contraintes budgétaires sont impénétrables. C’est,en effet, 494 000 € que la collectivité avait versé en 2011 au panier tendu par le concessionnaire.

Que cet exemple eclaire quelques élus.

RN 154/ RN 12 : La Fédération Environnement Eure et Loir entendue par l’Elysée

27 octobre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 3 commentaires »

de g. à d. : Jean Louis LATOUR (VIVAVRE), Germaine FRAUDIN (AVERN), Martine TROFLEAU (Présidente de la FEEL)

Lundi 22 octobre, la Fédération Environnement Eure et Loir, à laquelle Agir Unis adhère avec onze autres associations euréliennes, a été reçue par Madame Marie-Hélène AUBERT et Monsieur Patrick VIEU, tous deux conseillers du président de la République Française.

Notre délégation était composée de Martine TROFLEAU, Présidente de la F.E.E.L, Germaine FRAUDIN (Présidente de l’AVERN), Jean-Louis LATOUR (Président de VIVAVRE).

L’objectif de ce rendez-vous était, comme vous pouvez le supposer, de défendre  une autre vision de l’aménagement du territoire fondée non pas sur le tout routier mais sur l’aménagement de l’existant, d’une part et le développement des transports alternatifs, d’autre part.

Les points développés ont été les suivants :

La procédure participative passée révèle un déni de démocratie,

La transition énergétique exige une réflexion prenant en compte le mode ferroviaire,

Les conséquences sociales d’une concession autoroutière augmentent la fracture sociale du territoire,

L’éco-taxe est un levier pour un aménagement durable de la RN 154 sur notre territoire.

Bien entendu, nous ne pouvons, à ce jour, préjuger du résultat de cet entretien qui a durée plusieurs heures mais nous pouvons être certains que Madame AUBERT et Monsieur VIAU ont écouté avec attention les arguments que notre délégation versée au débat.

Loin de tout triomphalisme, nous savons que nos efforts doivent se poursuivre car si nous savons qu’il est urgent de donner à notre territoire les outils de son développement nous sommes conscients que, nos associations ne pèsent pas bien lourd face à des députés, des sénateurs, un conseil général, des agglomérations  convaincus qu’une autoroute, comme un miracle tombé du ciel à 1 milliards d’€ (tout de même), résolverait, à elle seule, tous les problèmes de notre département…

Il nous faut persévérer et appelons le plus grand nombre de nos concitoyens, convaincus que l’écologie n’est pas un corset au développement mais participe bien à sa libération, à nous rejoindre. Il est inutile de vous rappeler que l’union fait la force, la solidarité fait la victoire.

D’ores et déjà, la F.E.E.L envisage d’autres actions. Comme par le passé, avec notamment l’aéroport de BEAUVILLIERS, elle poursuivra son combat jusqu’au bout.

Laurent Bordeau

RN 154/ RN 12 : Chartres Métropole valide le tracé Est rapproché

23 octobre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 2 commentaires »

Lundi 22 octobre, le conseil communautaire de l’agglomération chartraine devait se prononcer sur une motion relative à la mise en concession autoroutière de la RN 154/ RN 12. Votée, cette motion, d’environ 4 lignes, a entériné l’idée d’une « politique tarifaire adaptée aux usagers locaux », d’une part et le contournement de l’agglomération chartraine par l’Est, d’autre part. Outre le fait, qu’aujourd’hui, l’utopie d’une autoroute gratuite s’éloigne des esprits de certains de nos élus, assez naïfs pour croire que « société autoroutière » et solidarité pouvaient se concilier, une majorité s’est dégagée pour sacrifier le Gorget, St-Prest, Gasville-Oisème, Champhol.

Nous pourrions nous étendre sur la vindicte qui s’est abattue sur le maire de Champhol, nous pourrions aussi souligner l’honnêteté des maires de St-Prest et de Gasville Oisème qui ont respecté les décisions de leurs conseils municipaux, nous pourrions, tout également, philosopher sur la position incompréhensible des représentants de la commune de LEVES  ou, sur le revirement, selon M. GORGES, du président de la Région Centre qui soutiendrait désormais ce projet mais nous avons choisi une autre voie celle de se démarquer de ces débats stériles et ne s’attacher qu’à l’avenir de notre département même s’il faut bien admettre que ces élus nous gouvernent !

L’équation à laquelle doit répondre l’agglomération chartraine est celle de son contournement. Dans un premier temps, nous pouvons, toutes et tous, nous accorder sur le fait que la rocade actuelle ne répond plus à son objectif intiale qui était de soulager l’agglomération d’une partie de son trafic local et d’une grande partie du trafic de transit. Trop courte pour certains, trop de ronds points pour d’autres, la rocade, si rien n’est fait, se transformera en boulevard. Le coche a été, sans conteste, râté. Il nous faut donc aller de l’avant faut-il, juste, ne pas retomber dans les travers qui ont conduits ce bassin de vie vers une impasse. En optant pour une autoroute, Chartres Métropole semble, pourtant, suivre le même chemin. Cette infrastructure n’est-elle pas disproportionnée au regard de l’objectif affiché ? 

Une autoroute, vous en conviendrez, ce n’est pas rien. C’est 10 à 12 hectares de terres cultivables qui disparaissent par kilomètre, c’est un coût par kilomètre de 13 à 16 millions d’€, c’est une dépense importante pour les usagers, une contrainte budgétaire pour les collectivités locales et territoriales, des zones d’activités et d’habitations qui ne seront plus irriguées, une pollution accrue. Bref, envisager une autoroute qui traversera tout un département pour ne répondre qu’à la problématique chartaine est, vous l’avouerez, incongru d’autant plus que se posera, inévitablement, la question du coût lié au réseau Félibus lorsque celui-ci empruntera l’axe payant. L’agglomération chartraine ne sera-t-elle pas alors amener à augmenter le taux du Versement Transport (VT) assis sur la masse salariale des entreprises de plus de 9 salariés ?  

Malheureusement, aucune réponse sur ces points n’a été communiquée lors de ce conseil et nous ne pouvons que regretter ce manque flagrant d’anticipation.

Pour améliorer la circulation de notre agglomération tout en s’attirant les faveurs des entreprises, Chartres métropole a une autre carte à jouer. C’est celle des équipements publics et des services publics. Densifier le transport collectif, créer un tram-train voilà des objectifs qui vont dans le bon sens. De ce fait, nous espérons que le Plan de Déplacements Urbains, en cours de finalisation, sera, à ce titre, pertinent et ambitieux et que le noeud altermodal souhaité soit à la hauteur. Mais ces projets, s’ils sont envisagés, pourront-ils exister ? 

Nous craignons, qu’en l’espèce, l’autoroute d’un montant d’un milliard d’€ n’engloutisse une part non négligeable du budget de l’agglo et ne ralentisse le développement du transport collectif.

Celui-ci doit à la fois être financé et offrir des tarifs attractifs à la population. Faute de quoi, il ne pourra concurrencer l’automobile.  

Un péage urbain adapté aurait pu solutionner la congestion urbaine mais, pour l’heure, il n’est réservé qu’aux communes de plus de 300 000 habitants. Sans doute faudra-t-il attendre l’émergence d’une nouvelle génération d’élus capables de prendre des décisions courageuses, en rupture avec le passé, pour donner à l’Eure et Loir une réelle attractivité.

 

 

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