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RN 154 : La fin ou la poursuite d’un combat ?

12 juin 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Adieu le SNIT Schéma National des Infrastructures de Transports dans lequel était intégré la future nouvelle autoroute eurélienne, bonjour le Schéma National de Mobilité durable (SNMB). Dans quelques jours, nous serons à quelle sauce sera aménagée la RN 154. S’agira-t-il de poursuivre la privatisation du principal axe routier Eurélien ou s’agira-t-il de l’aménager en fonction, justement, de considérations « durable » ? A ce jour, nul ne détient la réponse définitive.

Le président de la commission mobilité 21 : Monsieur Philippe Duron remettra, avant la fin de ce mois de juin, ses « recommandations pour créer les conditions d’une mobilité durable et pour clarifier la mise en œuvre des 75 projets identifiés en 2011 dans le Schéma national des infrastructures de transport qui prévoyait une dépense publique de plus de 245Md€ sur 25 ans ».

Officiellement, cette commission veillera « dans son rapport à ce que toutes les populations et les territoires disposent d’un accès satisfaisant à des systèmes de transport modernes. Ses propositions s’inscriront dans un cadre financier supportable tant pour l’Etat que pour les collectivités territoriales ; elle proposera ainsi au gouvernement plusieurs scénarios d’action en fonction des capacités financières qu’il pourra mobiliser dans les prochaines décennies ».

Comme vous pouvez le lire, il y a dans tout ceci beaucoup de novlangue. Attendons donc cette fin du mois pour connaître la sentence. Entre-temps, Agir Unis se positionne de la façon suivante en se fondant sur deux hypothèses. Dans la première, le projet ubuesque de l’autoroute payante est maintenu. Nous poursuivrons alors la lutte entamée il y a près de 4 ans car nul ne peut se résoudre à voir les terres cultivables de notre département, ses zones naturelles sensibles disparaître sous le bitume et ses habitants vivre près d’une source hautement polluante.

Dans la seconde, la RN 154 est intégrée à un PDMI : Programme de modernisation des itinéraires routiers anciennement contrat de plan Etat-Régions. Dans ce cas, Agir unis entend veiller à ce que cet aménagement ne soit pas un copier/ coller du projet autoroutier mais bien le fruit d’une réflexion pertinente sur la mobilité.

Lundi prochain nous publierons le questionnaire auquel notre association (+ F.E.E.L, la FNAUT région Centre, l’Avern, VIVAVRE) a contribué.

RN 154 : EPILOGUE

09 juin 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Ce mois de juin sera, pour la RN 154, déterminant pour le combat que nous avons entrepris depuis 2009. En effet, la commission Mobilité 21 remettra ses recommandations au ministre chargé des transports : Monsieur CUVILLIER. Sera alors scellé le sort de la RN 154. Agir unis qui, au sein de la FEEL, a travaillé au questionnaire rendu à la commission fera un point sur la situation mercredi 12 juin. Nous pouvons comprendre aisément l’impatience des principaux intéressés pendant ces 8 mois de quasi silence radio. Mais la patience fait plus que force ni que rage et, qu’en l’espèce, il fallait impérativement du moins était-ce notre stratégie  répondre au questionnaire de la commission pour pouvoir arrêter l’inexorable coulée de bitume au travers de notre campagne. Nous vous donnons donc rendez vous mercredi 12 juin, sur ce site, pour la lecture d’un article vous présentant le contenu de notre questionnaire ainsi que notre stratégie pour l’avenir.

16 avril : Manifestation contre l’autoroute devant le conseil général

12 avril 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans Evénements, RN154 / A154 | 1 commentaire »

La Fédération Environnement Eure-et-Loir, dans sa réunion du CA en date du samedi 22 mars, a pris la décision d’organiser, avec l’appuie des Associations adhérentes à la FEEL et engagées contre la mise en concession de la RN 154, un rassemblement devant l’Hôtel du Département, place Châtelet à Chartres où la majorité du Conseil Général s’est prononcée pour la mise en concession de cette RN154, niant en cela les conséquences financières sur les euréliens usagés ET les collectivités locales.
Ce rassemblement aura lieu à 16h, le mardi 16 avril, place du Chatelet à Chartres devant le Conseil Général. 
Ce rassemblement sera l’occasion, une fois encore de faire un point presse sur la position de la FEEL sur ce dossier de l’aménagement de la RN 154 et plus particulièrement sur les conséquences financières d’une part pour les usagés euréliens au quotidien et d’autre part pour les collectivités locales.
Des « chèques cadeaux » seront distribués pour symboliser la contrainte financière de ce projet de mise en concession de la RN154.
Certains d’entre vous ont déjà diffusé cette information par divers canaux, merci à eux!
Je me permets de vous rappeler que ce même jour 16 avril, à 18h à la mairie de Mainvilliers aura lieu le 3ème débat en Région sur la transition énergétique. On a toutes et tous quelques choses à exprimer dans ce débat national actuel.
Bien cordialement à toutes et tous.
Martine Trofleau

RN 154 : Petits matchs entre amis (article écrit en collaboration avec le journal l’Aiguillon)

02 avril 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Le projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes a mis en lumière les liens que peuvent, parfois, tisser un haut fonctionnaire avec le secteur privé soulevant ainsi dans l’opinion publique des inquiétudes sur la sincérité des actions du premier au regard du second.

Rappel des faits : l’ancien préfet de Loire Atlantique et de la région Pays de la Loire : Monsieur Bernard Hagelsteen, chargé notamment de « l’avis d’appel à public à la concurrence » des sociétés candidates au projet aéroportuaire a été, par la suite, embauché par le groupe Vinci, groupe désigné, au final, comme le bénéficiaire de la construction et de l’exploitation du futur aéroport par Délégation de Service Public (DSP) via un partenariat public privé (PPP). Même si Monsieur Hagelsteen n’était plus en poste lors de la désignation de Vinci, il n’en demeure pas moins que cet épisode met en lumière le risque de l’existence d’un favoritisme dont le service public et les finances des collectivités locales et donc des contribuables pâtiraient au profit des intérêts particuliers.

Dans le cadre du projet de la mise en concession autoroutière de la RN 154, si les faits sont, quant eux, différents, le problème n’en demeure pas moins identique.

En effet, que penser de la nomination de Philippe BARAZZUTTI, actuel directeur général d’Iris Conseil, société privée participant à l’élaboration du projet autoroutier de la RN 154, au poste de président délégué du Football Club de Chartres (FCC), association présidée par Monsieur Gérard Cornu (sénateur-maire de Fontenay-sur-Eure, président du Pays chartrain et vice-président de Chartres Métropole) qui, comme chacun sait, est à l’origine de ce projet et dont l’un des principaux partenaires financiers n’est autre que la ville de Chartres dont le maire est aussi l’un des avocats de l’autoroute ?

Que penser également de l’élection de son collègue Monsieur Laurent DESCOTTES, directeur d’Iris Conseil (+ conseiller municipal de la commune de Mignières et président des Archers Chartrains) à la présidence du club omnisports de Chartres Horizon dont la ville de Chartres est le principal partenaire financier ?

Nous ne pouvons douter des compétences de ces deux hommes en matière de gestion et d’encadrement d’un club, comme nous ne pouvons douter d’un quelconque intéressement financier mais quand, à la question posée par le journal l’Echo républicain « avez-vous accepté rapidement la proposition de Gérard Cornu [l'actuel président du FCC]? », Monsieur BARAZZUTTI répond selon, les propos rapportés par le journal : « Gérard a été convaincant. Comme d’habitude… », *nous ne pouvons que méditer sur le relationnel qui existe entre ces hommes par l’emploi du prénom, d’une part et par celui de l’expression « comme d’habitude », d’autre part.

Si nous ajoutons à ces deux événements celui de l’embauche du chef de cabinet de l’ancien préfet d’Eure et Loir, Pierre-Max Vouteau, par Chartres Aménagement, nous avons de quoi nous interroger sur le sens de ces relations et de la place de l’intérêt général dans tout ce qui s’apparente, tout de même, à un sacré méli-mélo.

Un commissaire aux comptes ne peut être gérant ou salarié des sociétés dont il a été commissaire aux comptes avant l’expiration d’un délai de 5 ans. Il en va de même de certaines professions réglementées (avocats, fonctionnaires, architectes…). Ne pourrions-nous étendre par exemple cette règle ? En effet, les services déconcentrés de l’Etat  doivent appliquer le contrôle de légalité afin d’éviter tout abus, comme les sociétés en charge d’un projet tel que celui de l’autoroute doivent, à notre avis, faire attention à ne point s’impliquer dans des structures pour lesquelles une partie du budget est abondée par des collectivités qui, par ailleurs et par la voix de leurs représentants politiques, soutiennent ledit projet.  Nous pensons que légiférer en la matière permettrait de répondre peut être à la défiance, toujours croissante, qu’ont les administrés à l’égard des politiques mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

Laurent Bordeau

* propos tenus et rapportés par l’Echo républicain à monsieur Philippe Provôt - 25 février 2013 - Article mis en ligne sur le site du journal le même jour à 6h.

RN 154 : Les vrais chiffres du trafic

02 janvier 2013 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 3 commentaires »

Les chiffres relatifs au trafic routier de la RN 154 sont tombés. Inutile de tourner autour du pot, la congestion que les goudronneurs appelaient de leurs voeux pour justifier la construction d’une autoroute, n’existe pas. (trafic)

Les centaines de véhicules qui devaient se déverser sur la RN 154 à l’ouverture de l’A19, en juin 2009, se font encore attendre. Même de façon partielle, le rush tant attendu n’est pas venu. Pourtant dans la contribution du SCOT, page 4, nous pouvions lire, je cite :  : « Son ouverture en juin 2009, va générer un flux d’au moins 10 000 véhicules supplémentaires qui vont se retrouver partiellement sur la RN 154 ou sur d’autres voies secondaires ». De façon plus précise, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de Nantes (CETE) avait même calculé que, dès son ouverture, l’A19 apporterait entre 300 et 600 véhicules légers et entre 200 et 300 poids lourds chaque jour sur la RN154, soit une augmentation de 5 % du trafic sur le territoire du Pays (A10-Allaines –Chartres-A11). Au lieu d’une augmentation, il y a, sur cette portion, une diminution !

Comme la démagogie n’a pas de limite, un intervenant, lors de la réunion du Pays de Beauce du 21 octobre 2009 à Voves, avait même précisé que l’ouverture du Pont de Millau avait eu une incidence forte sur le trafic de la RN 154…au motif qu’ « il (le pont) a ouvert la voie aux transporteurs du Sud de la France et de l’Europe (Espagne), qui profitent de l’autoroute A71 entre Clermont-Ferrand et Orléans, pour se rabattre ensuite vers les ports de Normandie en passant par la RN154 ».

Si nous pouvons, dans certains exemples, donner crédit à l’effet papillon, ici le lépidoptère a perdu tout bonnement ses ailes.

Pour agir unis Laurent Bordeau

RN 154 : Le fuseau retenu

21 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 1 commentaire »

RN 154 : Nous connaissons les options retenues par le maître d’ouvrage

20 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 4 commentaires »

Après une concertation dont le but n’était que de préserver un semblant de démocratie participative, le secret de polichinelle est, enfin, levé. Secret d’ailleurs non pas levé par le maître d’ouvrage dont le site internet est, à cet instant, toujours aussi endormi mais par l’Echo républicain. Dans le cadre de la mise en concession autoroutière de la RN 154/ RN 12, le maître d’ouvrage vient d’arrêter sa décision quant au choix du fuseau préférentiel. Inutile de vous faire languir, pour ce qui concerne le bassin Chartrain, il s’agit du tracé Est rapproché.

Faut-il s’apesantir sur cette nouvelle qui n’en est pas une ? Pour Agir unis, la situation reste inchangée que le fuseau passe à l’ouest, à l’est, au sud ou au nord peu nous importait. Pour nous, la seule solution qui vaille est l’aménagement de l’existant, le développement du transport ferroviaire, le développement du transport en commun dans les agglomérations chartraine et drouaise.

Si le maître d’ouvrage poursuit sa feuille de route, nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin. Infatigables, nous le serons car finalement il ne fait aucun doute que nous remporterons cette bataille non pas la bataille contre l’autoroute mais celle d’un autre développement moderne, humain et garant des intérêts des habitants.

Nous nous adressons aux habitants qui seront directement impactés par le tracé et leur demandons d’adhérer à nos côtés pour nous renforcer et agir efficacement. 

 Pour Agir unis Laurent Bordeau

Annonce : A65 cherche désespérement véhicules

19 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | 2 commentaires »

Deux ans ! Deux ans que l’autoroute Pau-Langon (A65) existe, deux ans que le concessionnaire A’liénor cherche désespérément un trafic à la hauteur de ses objectifs.
Avec le titre de l’autoroute la plus chère de France (20.70 € pour 150 km), l’A65 peine à attirer le client. Les prévisions sont loin d’être atteintes. Il manque, en effet, près de 2 000 véhicules jours (objectif initial : 7 660 v./ j, réalité : 5 700 v./ j).
Les associations sont, bien entendu, dépitées tant elles avaient raison sur toute la ligne. Pire, en cas de faillite, l’état et les collectivités devront se substituer au concessionnaire et régler la note. Même si le déficit s’élève à près de 34 millions d’€/ an, ce scénario catastrophe n’est, paraît-il, pas encore d’actualité. Retenons toutefois que le coût de ce gâchis s’élève à 1.3 milliards d’€ !
Du côté du concessionnaire, le ton est plutôt apaisé du moins l’est-il en façade. Pour lui, ces piètres chiffres seraient liés à la crise et pense qu’une amélioration devrait intervenir dans les 10 ans. A’liénor s’en remettrait au Saint-Esprit qu’il ne s’y prendrait pas autrement. D’ailleurs, gonflé d’optimisme, il a décidé d’offrir, dès 2013, une  augmentation de 3% !
Bien entendu, nous ne pouvons faire qu’un parallèle avec le projet de la mise en concession autoroutière des RN 154 / 12 pour lequel les chiffres du trafic stagne.
Souvenons-nous, n’avons-nous pas entendu tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi concernant le trafic ? Certains bonimenteurs n’avaient-ils pas soutenu mordicus que nous serions avec l’ouverture de l’A 19 à la queue leu leu sur la RN 154 ?
Au fur et à mesure que le temps passe les arguments du maître d’ouvrage se fragilisent. A la lumière de nos arguments, ils perdent toute crédibilité.
Piètre démocratie participative ! Tout ceci n’est qu’une pauvre mascarade dont les eurélien(ne)s sont les principales victimes.

Eure et Loir : 500 hectares de terres cultivables disparaissent tous les ans

10 décembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN154 / A154 | Aucun commentaire »

C’est le journal l’Echo républicain de ce jour qui affiche ce chiffre au combien révélateur d’une tendance qui ne semble pas s’infléchir (lire l’article).

Selon le quotidien départemental,  500 hectares de terres cultivables disparaissent tous les ans en Eure et Loir. Si ce chiffre  profite aux spéculateurs fonciers en raison de l’augmentation des prix des terres agricoles et des terrains constructibles, il ne peut qu’inquiéter ceux qui, comme nous, réfléchissent à la pérennité et au développement de notre agriculture.

En effet, à l’heure de tensions palpables sur les marchés, à l’heure de la mondialisation, à l’heure du réchauffement climatique, à l’heure de la raréfaction des ressources en eau douce, la question de la disparition des terres cultivables est déterminante pour l’indépendance alimentaire de notre pays et pour les débouchés de nos agriculteurs.

A ce titre, le projet de la concession autoroutière de la RN 154 est révélateur de cette prédation puisque nous savons, toutes et tous, que chaque kilomètre d’une autoroute coute, en moyenne, entre 10 à 12 ha de terres cultivables (et non 100 ha comme le mentionne le quotidien).

Monsieur Philippe LIROCHON, président de la Chambre d’Agriculture d’Eure et Loir, tout comme les Jeunes Agriculeurs s’en sont d’ailleurs inquiétés. A ce titre, Monsieur LIROCHON a indiqué à la DREAL qu’il est préférable d’aménager cet axe en une simple 2 X 2 voies.

Certains feront remarquer que la différence entre une 2×2 voies et une autoroute est subtile.

Nous sommes d’accords sauf à considérer que la nécessité, dans l’hypothèse d’une autoroute,  d’aménager des aires de repos, de créer des barrières de péage, de reconfigurer des kilomètres de voies de substitutions, de construire de nouveaux ronds points participe à l’accroissement des surfaces bitumées.

La position de cette chambre consulaire, par la voix de son président, va donc dans le bon sens même si, pour notre association, il est important d’aménager, d’abord, l’existant et de doter notre département d’un axe ferroviaire en capacité à relier celui, en cours d’élaboration, dénommé  Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) qui permettrait d’offrir aux agriculteurs Euréliens de nouveaux débouchés et de permettre, à notre département  et à ses acteurs économiques, de se doter d’un accès aux ports séquaniens (Le Havre, Rouen et Paris) a fortiori si la plateforme multimodale d’ARTENAY-POUPRY voit le jour.

En se contentant d’une solution passéiste, révolue, plus en phase avec le monde moderne, notre département ne manque-t-il pas, là, une occasion de se doter des outils de son développement ?

Nous le pensons et le regrettons.

Pour Agir Unis Laurent Bordeau

RN 154/ 12 : une commune oubliée : SOURS

28 novembre 2012 | Par Laurent Bordeau classé dans RN 154 : les candidats s'engagent, RN154 / A154 | Aucun commentaire »

Si le projet autoroutier est sur les rails depuis la décision du ministre BORLOO du 25 juin 2010, beaucoup trop d’habitants ne sont pas au fait du risque du passage de l’autoroute près de chez eux. Les dires du maître d’ouvrage sur les moyens déployés à ce propos ne changent rien aux faits.

Au regard de l’inquiétude grandissante de ces populations, notre association compte dresser pour certaines communes affectées par le « tracé Est rapproché », un tableau des impacts de l’infrastructure envisagée et ce, dans la mesure de ses capacités et de ses moyens.

Le fait que notre travail se cantonne au seul « tracé Est rapproché » tient au fait que nous considérons que même si plusieurs options sont proposées pour le contournement de l’agglomération Chartraine, nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une stratégie pour satisfaire aux seules exigences de la loi et que les jeux, quant au choix définitif, sont, depuis longtemps, faits. Pour preuve, les décisions du SCOT, du conseil communautaire de Chartres Métropole, du conseil général d’Eure-et-Loir.   

La première commune traitée est celle de SOURS pour laquelle ses représentants au conseil communautaire de CHARTRES METROPOLE, Messieurs Claude Joseph et Philippe Pelard ont été les seuls à s’abstenir lors du vote du 22 octobre dernier relatif au choix du tracé autoroutier. Il est à noter que deux options de tracé proposées, impactent le territoire de Sours.

Si notre travail peut les convaincre du mal fondé d’un tel projet, nous aurons alors accompli notre mission. Tout autant, nous espérons convaincre les habitants du bien fondé de notre action.

Commune d’environ 1 900 habitants, Sours est situé au Sud-Est de la ville de Chartres. Traversée par un affluent de l’Eure d’environ 16 km, dénommé la Roguenette qui rejoint l’Eure à St-Prest et passant, notamment, par Gasville-Oisème, autres communes touchées par ce projet, la commune de Sours est un ilot au milieu des Champs Beaucerons (90% de son territoire qui compte 3 315 ha sont, en effet,  composés de terres agricoles).

Distante de la ville préfecture d’environ 10 km avec laquelle elle est reliée par la route départementale 939, la commune de Sours peut être qualifiée de village paisible, accessible et situé à moins d’une heure de Paris. L’utile rejoint, ici, l’agréable.

Deux options de tracé affectent Sours : 

. L’une passe à l’Ouest. Elle correspond au « Tracé Est rapproché »

. L’autre passe à l’Est. Elle correspond au « Tracé Est éloigné ».

Quelque soit le choix qui sera arrêté, Sours connaîtra, dans quelques années, un changement radical.

Nous avons voulu, tout d’abord, recenser les éléments qui caractérisent ce territoire. Vous lirez que celui-ci, à l’image de la France, est riche et mérite que l’on s’y attarde avant que les pelleteuses et le bitume ne condamnent à jamais des dizaines pour ne pas dire des centaines d’hectares de terres cultivables, des kilomètres de chemins de randonnée qui font, les unes et les autres, le plaisir de randonneurs, de cyclistes, de coureurs ou d’autres amoureux de la nature. 

« Option Est éloigné » passant à l’Est de Sours  : Notre association a recensé :

. Zones habitées :

Les Hameaux de Génerville et de Chandres situées au Nord-Est,

. Zones boisées :

Bois de Godelot (axe de la RD 136.2), bois situés aux lieux dits Les Sablons, Les Trembles (entre Génerville et Chandres), le Buisson Tourne-Fusée avec son lac,

. Sites historiques :

La Commanderie, haut lieu de l’ordre des Templiers,

La Chapelle Saint-Jean-Baptiste à Génerville, élevé à l’origine sur un site antique de la période romaine,

Le Chemin de St Mathurin (ancienne voie romaine),

Le Château de L’Aval situé au Nord-Est de la commune de Sours (affecté tant par le Tracé Est approché que par le Tracé Est éloigné).

Notons qu’au sud de Génerville le territoire de Sours comptait, au XVIIIème siècle, trois moulins à vents, aujourd’hui, disparus.

. Un château d’eau : RD 28 « Le Moulin » (reliant Sours à Génerville),

. Une station de pompage : D 136.2 – rue Parmentier, 

. Rivière, cours d’eau : « La Roguenette » sus indiquée dont les crues peuvent être importantes et qui permet à plusieurs espèces animales de venir s’abreuver, le Ruisseau de Génerville. 

 « Option Est rapproché » passant à l’Ouest de Sours : Notre association a recensé :

. Zones habitées :

Les hameaux de La Saussaye et de Brétigny,

. Zones boisées :

Les bois aux Mouches, d’Albert, d’Arrêt, Parisien qui longent la RN 154, bois des Grands Près, Bois de Fonteny,  Bois de la Garenne (au sud du hameau de Brétigny),

. Site historique :

Monument du traité de Brétigny – intersection de la D 939 et de la rue du Traité au sud de Brétigny 

. Deux stations de pompages situés au sein du Hameau de Brétigny et près du Lycée agricole sus indiqué,

. Une station d’épuration située au nord du Lycée agricole,

. Lycée agricole du même nom,

Ce travail de recensement serait incomplet si nous ne précisions pas que le territoire de Sours compte plus de 30 entreprises et une vingtaine d’associations.

Pour les sociétés, il s’agit essentiellement de PME/TPE. Nous pouvons citer la microbrasserie de Chandres qui commercialise notamment l’Eurélienne, l’Intermarché crée il n’y a que quelques années, une entreprise de bâtiments et de travaux publics (SOGEA), les industries SARL Biezanek Noyautage et SETAP COLOR’S ainsi que des entreprises de maçonnerie, des artisans (ébéniste, coiffeurs/ esthétiques), des commerçants….

Quant aux associations, ancrées dans la vie de leur commune, elles participent sans conteste à la vie du territoire et à son dynamisme.

L’arrivée d’une autoroute sera pour ce milieu et ses acteurs une catastrophe. Ainsi :

Sur le plan agricole :

L’autoroute aura un impact considérable. Entre 10 et 12 ha  de terres agricoles seront, par kilomètres, anéanties. Ajoutons-y les ouvrages d’arts nécessaires à la circulation de la population, le réaménagement de certaines voies et nous avons, là, tous les signes d’une « bitumisation» d’un cadre de vie.

Si certains y voient un avantage notamment en ce qui concerne le remembrement des terres agricoles que proposent ces mêmes personnes en ce qui concerne les liaisons Est / Ouest ? Le passage d’une autoroute traversant tout un territoire ne sera-t-il pas synonyme d’une fracture territoriale ? Quels aménagements envisagent-elles pour résoudre ce point ?

De plus, s’agissant de l’irrigation, les infrastructures ne devront-elles pas être réaménagées ? Qui paiera ? A quelle hauteur ?  Nous doutons qu’elles soient prises dans leur intégralité en charge par le Maître d’ouvrage.

Sur l’environnement des habitants :

L’autoroute influencera les prix de l’immobilier.  Nul doute que la tendance sera à la baisse. Qui peut raisonnablement rêver d’habiter près d’une autoroute ? Quant à la santé, nous savons maintenant que les particules recrachées par les véhicules sont, pour la santé humaine, synonyme de troubles lourds. Là aussi le silence est d’or et le maître d’ouvrage se garde bien de communiquer sur ces risques.

Sur le plan hydrologique :

L’autoroute polluera les ressources en eau. De façon générale, la vulnérabilité des eaux souterraines est, sur ce secteur, très forte. A ce titre, le maître d’ouvrage reconnaît même l’existence de plusieurs périmètres de protections rapprochés et éloignés.

Toutes et tous, nous savons que l’eau est une ressource rare, nous savons également que la géologie spécifique du terrain fragilise cette ressource vitale. Quels seront les impacts d’une autoroute sur cet élément ?  Quels seront les aménagements pour y pallier ?

Sur le plan économique :

L’autoroute étouffera la vie économique. Quelle sera l’incidence de cet aménagement sur la vie économique de ce bassin de vie ? En exemple, nous pouvons citer l’image de « l’Eurélienne », produit d’un terroir. Avec l’autoroute celle-ci ne sera-t-elle pas affectée ?

Quid des entreprises, des artisans, des commerçants ? Ont-ils correctement été informés ? Voir entendus ?  Ont-ils des exigences particulières pour assurer la pérennisation de leur activité ?

A l’ensemble de ces questions et au regard de l’inquiétude des Sourséens et Sourséennes, nous pouvons sans trop nous tromper dire que beaucoup trop de pans de l’aménagement autoroutier, de ses implications financières sont inconnus de la population et du conseil municipal. Pourtant, le maire de Sours dans son éditorial du 16 avril 2010 paru dans le Bulletin Municipal d’Information « Sours l’Epi Beauceron » avait, il y a plus deux ans, conscience des enjeux. Je cite :

« Dans un cadre plus général, toujours en rapport avec la sécurité, se pose la question relative à la RN154. À l’heure actuelle la Commission particulière de débat public a terminé des consultations et se livre à des travaux de synthèse. Rien n’est décidé tous sont d’accord pour améliorer l’existant mais comment et de quelle manière ? Solution en 2 fois 2 voies financée avec des fonds publics ou solution autoroutière en partie payante ? Les divergences subsistent. Il faut être conscient que la décision finale sera prise par le Ministère de l’équipement au nom de l’intérêt national, la commission ayant un rôle consultatif. La sécurité ne sera pas le seul critère retenu pour le choix final. Il est certain que le contournement Est de Chartres est plus que nécessaire et que Sours est directement concerné car le tracé entre Brétigny et La Saussaye semble toujours de mise. Souhaitons que la réalisation de cet axe nouveau soit rapide, la RN 154 reste une route dangereuse que certains hésitent à franchir ou à emprunter… »

Alors que Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Sours est en cours d’élaboration, qu’un projet de construction d’une école maternelle, d’une restauration scolaire et d’un centre de Loisirs sans hébergement est également sur les voies de la réalisation, Sours est au croisement des chemins.

Il lui appartient de se mobiliser pour que la direction empruntée soit tout sauf celui d’un bassin de vie défiguré par le passage d’une autoroute. Pour ce faire, notre association se tient à la disposition de celles et ceux qui pensent, comme nous, qu’il est nécessaire d’aménager le tronçon sud en 2×2 voies sur fonds publics, d’aménager le carrefour de Berchères-les-Pierres, de travailler au contournement de la commune de Gellainville à l’instar des communes d’Ymonville, de Prunay-Le-Gillon et d’Allonnes.

Nous ne pensons pas que c’est à l’usager de payer pour une structure qu’il a déjà payé pour partie et qu’il repairera une seconde fois en tant qu’usager et contribuable et ce, pour la joie du concessionnaire Vinci ou autres.

Pour Agir Unis Laurent Bordeau

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Pour l’abandon du projet autoroutier

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